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Home » Les enjeux économiques de la RSE » Center for Responsible Business

Responsabilité sociale des entreprises et partenariats stratégiques: Le milieu universitaire et le milieu des affaires font équipe pour mieux avancer

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Kellie A. McElhaney, Ph.D.
Directeur général

Les problèmes sociaux et environnementaux auxquels est confronté notre monde sont ardus, complexes et à multiples facettes. Et il existe des preuves selon lesquelles le monde des affaires a contribué à ces problèmes. C'est pourquoi les entreprises doivent apporter des solutions efficaces. Une «meilleure pratique» claire pour les entreprises espérant s'engager dans une responsabilité stratégique consiste à s'impliquer auprès de multiples parties prenantes et de conclure des partenariats stratégiques dans différents secteurs. Il est logique de vouloir mettre en exergue le partenariat efficace entre les entreprises et le milieu universitaire: un partenariat lucratif et non lucratif pas si courant. Jusqu'alors les opportunités et le potentiel de partenariats universitaires avec les entreprises pour faire avancer l'agenda Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) n'a reçu que peu d'attention.

Les méthodes pratiques et les recommendations pour un partenariat mutuellement bénéfique entre le milieu universitaire et les entreprises dans le domaine de la responsabilité sociale des entreprises apparaissent dans les travaux dans lesquels s'est engagé le Centre pour l'entreprenariat responsable de la Haas School of Business de l'University of California, Berkeley.

Si nous souhaitons sincèrement changer le paradigme de management global afin d'y inclure la durabilité et une stratégie RSE, une étape vitale et rudimentaire consiste à instaurer cette mentalité au coeur de notre formation: nous devons enseigner à nos futurs managers la théorie critique, les cadres et les pratiques de RSE tout comme nous leur enseignons les domaines traditionnels que sont la finance, le marketing et la comptabilité. A Haas, la RSE fait partie des disciplines de management dispensées à tous les étudiants- et n'est pas plus ou moins importante que d'autres disciplines au coeur de la formation. Notre objectif est d'initier toutes les parties prenantes de Haas au sujet complexe qu'est la stratégie RSE en qualité de discipline essentielle dans un cursus de management.

En outre, la responsabilité entrepreneuriale émerge réellement comme une facette essentielle de l'enseignement du management. L'unique façon pour le milieu universitaire de parvenir à intégrer avec succès la RSE dans les cursus de management à long terme réside dans la collaboration et le soutien aux entreprises. Il n'existe pas une profusion de pratiques universitaires, de données, d'écrits ou des recherches dans le domaine de la RSE sur lesquels pourraient se baser le milieu universitaire ou celui des affaires. La fenêtre d'opportunité et de besoin n'a jamais été aussi grande ouverte. Les programmes, les cours, les recherches les chaires, les centres et instituts RSE (tel le Centre Haas pour un entreprenariat responsable) sont créés dans le monde entier en réaction à l'état abominable du comportement entrepreneurial dans le monde.

Programmes de recherche

Une recherche valide et empiriquement solide fait défaut dans l'arène de la RSE, notamment dans les domaines de la normalisation, de l'évaluation des performances, de l'établissement de rapports, des mesures, de la valeur économiques et des opportunités de la RSE. Il appartient au milieu universitaire de procéder à une collection des meilleures solutions aux problèmes et à effectuer des recherches et des analyses des données. Quant aux entreprises, elles devront proposer une collection des stratégies les plus innovantes et avant-gardistes en matière de RSE. Les partenariats donnant lieu à des initiatives de recherche axées sur l'action, en temps réel, peuvent contribuer à faire avancer les meilleures pratiques, les stratégies, les indicateurs, les bénéfices et les valeurs RSE à un rythme rapide et applicable. Certainement, la démarche n'est pas exempte de risques. Les pires pratiques, les risques pris qui ne sont pas récompensés et même les échecs pourraient ne pas être couverts. Hélas, c'est ainsi que nous apprenons le mieux: non seulement des stratégies qui ont bien fonctionné mais aussi de celles qui ont échoué. Les entreprises luttent en interne pour mettre en avant les arguments économiques en faveur de la RSE. Elles développent des stratégies efficaces, référencent les meilleures pratiques à travers les secteurs et mesurent leurs stratégies RSE. Souvent, les services RSE même au sein des plus grosses multinationales, comme Ford Motor Company, qui emploient plus de 360 000 personnes, ne comptent que deux à trois salariés. Ces services n'ont pas la capacité d'assumer tous les besoins internes et externes ainsi que les enjeux de la RSE. Via des partenariats efficaces, elles peuvent sous-traiter ce travail de manière rentable et non seulement récupérer des données précieuses mais faire avancer leur programme d'apprentissage de management et maximiser leurs résultats. La première meilleure pratique dans le développement de partenariats entre le milieu universitaire et les entreprises est de promouvoir des partenariats de recherche stratégique.

Les projets d'apprentissage expérimental des étudiants

L'"apprentissage expérimental", un concept autrefois radical concocté par John Dewey, au début du 20ème siècle, a lentement pris racine dans la plupart des instituts de formation professionnelle de l'enseignement supérieur. Les étudiants apprennent plus efficacement lorsque la théorie enseignée en classe est étroitement couplée à la pratique sur le terrain. Une théorie qui semble nette, simple et méthodique est souvent plus complexe et difficile à appliquer. La formation en management a été l'une des dernières arènes professionnelles importantes à saisir pleinement ce concept (le droit et la médecine les intègrent pleinement). Plus tard, des pédagogues ont affirmé que jusqu'à 70% du savoir est acquis lors d'expériences en dehors de la salle classe (Kolb, Argyris, Schon, Korn, Astin et d'autres). S'il est une théorie qui en pratique est plus compliquée et plus complexe qu'elle n'apparaît à prime abord, c'est bien la RSE. Aussi, inciter les étudiants qui étudient la RSE et les enjeux qui y sont liés au cours de leur formation en management à prendre part sur le terrain à des projets entrepreneuriaux est inestimable. Les étudiants peuvent immédiatement mettre en pratique les théories nouvellement apprises en matière d'engagement des parties prenantes, de retour social sur les investissements, de stratégie RSE intégrée et de développement des arguments économiques. Les étudiants sont plus motivés pour apprendre et réussissent s'ils sont impliqués dans la résolution des problèmes réels et actuels des entreprises et en appliquant les théories nouvellement étudiées qui sont alors moins empiriques. Enfin, ils apprennent les théories de RSE plus efficacement et sont plus aptes à les appliquer au cours de leur carrière. Ils constatent également la preuve que les entreprises sont engagées dans une stratégie RSE. Les entreprises gagnent des travaux de consulting objectifs, débridés, précieux, analytiques, stratégiques, innovants et économiques. En outre, les écoles de commerce adoptent avec succès le modèle de développement des chefs d'entreprises dans le monde durable de demain. C'est une parfaite situation gagnant gagnant. En sponsorisant ces projets d'apprentissage destinés aux étudiants, les entreprises améliorent également leur image de marque et sont les premières à accéder aux meilleurs talents sortant de nos écoles de commerce. A Haas, nous offrons des cours stratégiques de RSE aux étudiants de tous les niveaux, qui en complément à leurs cours théoriques, ont des cadres de travail et des projets d'apprentissage sur le terrain. Les étudiants travaillent dans des entreprises comme McDonalds, HP, Chiquita, Wells Fargo, et Kontiki (une start-up high tech de la Silicon Valley). Nous sommes assez fiers de ces partenariats.

Soutien aux centres et instituts

Chaque école de commerce qui veut rester compétitive et montrer qu'elle suit la "bonne voie" propose un centre RSE. Les entreprises partenaires peuvent avoir un effet considérable en façonnant ces entités retardataires mais importantes dans le monde de l'éducation au management. Non seulement elles peuvent fournir les fonds nécessaires à la recherche, à l'enseignement et profiter des programmes de ces centres mais elles peuvent aussi siéger aux conseils consultatifs et façonner la stratégie, la politique et la direction du centre. Elles peuvent travailler avec les écoles de commerce en qualité d'invités, de séminaristes, de mentors, de superviseurs de projet ou de recherche et de Dirigeants en Résidence. A moins que l'abîme entre le milieu universitaire et les entreprises, 'le vrai monde' pour lequel nous formons nos futurs dirigeants, ne soit comblé, la durabilité ne se réalisera jamais dans le cadre des stratégies, des pratiques et des opérations entrepreneuriales.

Embauche et recrutement des entreprises

J'ai longtemps eu, à l'esprit, un scénario d'un entretien d'embauche où l'on recherche un profil de type Wall Street ou un titulaire d'un MBA en finance. Pendant l'entretien, le recruteur demanderait à l'étudiant intelligent et spécialisé en finance comment la firme doit quantifier le RSI (Retour sur Investissement) social et environnemental parallèlement aux autres calculs traditionnels du RSI. Le jeune étudiant surdoué de la finance panique et ne décroche pas le poste du fait de ses lacunes. Les universités soutiennent un ensemble d'étudiants engagés et des centres RSE spécifiques ont tenté de convaincre les masses d'étudiants en management que la RSE est une composante essentielle d'un cursus de management. Il se trouve qu'en posant une telle question le recruteur, en l'espace d'une demi-heure, pourrait faire plus pour impliquer les masses que tous les gros centres les mieux financés réunis. A tort ou à raison, les étudiants veulent développer et acquérir un ensemble de savoir et de compétences qu'ils pourront valoriser. A ce jour, le milieu des affaires n'a pas encore envoyé un message clair et cohérent comme quoi une bonne connaissance des pratiques RSE est recherchée ou valorisée sur le marché du travail autant que toute autre compétence traditionnelle. Tant que les entreprises ne se mettront pas à valoriser et à embaucher, non seulement au sein de leur service RSE, mais plus important encore au niveau de leurs postes clés, les candidats qui ont une compréhension solide et avérée des théories, des concepts et des compétences RSE, les écoles de commerce ne réussiront pas à enseigner la RSE d'une façon courante, intégrée et holistique. Tant que des générations futures de managers et de leaders n'auront pas reçu ce savoir ancré, le comportement entrepreneurial et les opérations stratégiques de la RSE ne produiront pas un important impact social et environnemental positif.

Chaires et bourses doctorales

Un vieux proverbe dit qu'"il est difficile de faire grimper les éléphants," c'est particulièrement vrai pour le milieu universitaire. La faculté peut être profondément ancrée dans les domaines traditionnels d'investigation et divers domaines du savoir. A nouveau, les entreprises, en nouant des partenariats avec les universités, peuvent faire avancer cette horde d'éléphants. Une stratégie précoce, économique et durable pour déplacer cette horde est de soutenir les candidats au doctorat qui souhaitent poursuivre dans ce domaine dans le cadre de leurs disciplines respectives. Les candidats au doctorat sont beaucoup moins allergiques au risque et beaucoup plus innovants dans leur acquisition du savoir et dans la résolution des problèmes. Si nous pouvons soutenir les enseignants du futur à investiguer et à développer des théories et des modèles relevant de la RSE durant leur formation doctorale, alors ils transmettront ces acquis en leur qualité de professeurs dans les écoles de commerce qui formeront les nouveaux dirigeants d'entreprise. Les entreprises peuvent sponsoriser des chaires doctorales au sein de l'université moyennant un très bas coût et recevoir en retour des idées de recherche et des résultats spécifiques, ciblés et innovants. Bien entendu, pour institutionnaliser pleinement la RSE au sein du milieu universitaire, nous, vieux éléphants, devons être aiguillonnés également. La méthode la plus claire et la plus directe pour ce faire consiste pour les entreprises à sponsoriser des chaires spécifiques comme elles ont depuis longtemps existé dans le domaine de la finance, de la comptabilité, des statistiques et des opérations. A nouveau, l'entreprise gagne une reconnaissance de marque évidente et dispose d'une lignée dans les courants axés sur la recherche d'avant-garde.

Le Centre pour l'entreprenariat responsable de Haas estime que ses partenariats entrepreneuriaux comme un facteur clé de son succès tout comme l'ultime succès d'une entreprise est de jouer un rôle clé dans la résolution des enjeux mondiaux clé. Nous ne pouvons tout simplement pas venir à bout de cette tâche vitale les uns sans les autres.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter:

Haas School of Business,
University of California,
Berkeley
Center for Responsible Business

John C. Whitehead
Chercheur en Responsabilité entrepreneuriale

kmack@haas.berkeley.edu

http://www.haas.berkeley.edu/responsiblebusiness/

 
Partenaires stratégiques
Center for Responsible Business Consultative Group on International Agricultural Research (CGIAR) International Center for Alcohol Policies Comité Européen des Fabricants de Sucre Lloyds Register Quality Assurance (LRQA)